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Rapide bilan des dernières Rencontres du Groupe APS qui se sont tenues à Perpignan les 4 et 5 octobre 2002.
Ces VIe Rencontres qui se sont tenues les 4 et 5 octobre 2002 à l’Hôtel de Ville de Perpignan, grâce à l’hospitalité de Monsieur le Sénateur Maire Jean Paul Alduy et de ses collaborateurs, ne pouvaient trouver un cadre plus adapté que ce prestigieux bâtiment en plein cour historique de la ville. Ces journées se sont déroulées sous la présidence de Monsieur Jacques Faye, coordinateur interministériel de la Direction de la prévention des pollutions et des risques du Ministère de l’écologie et de l’aménagement durable et de Monsieur Victor Davidovici, président d’honneur de l’Association française de génie parasismique. Elles ont rassemblé une soixantaine d’étudiants, chercheurs et professionnels d’horizons divers (sciences de la terre, historiens, archéologues, architectes, ingénieurs, sociologues) et de différentes nationalités (française, mais aussi, belge, suisse, espagnole, grecque, portugaise, turque, algérienne, bulgare).
Les thèmes abordés concernaient : - Les effets des séismes sur l’environnement naturel et leur conséquences sur la vulnérabilité des sociétés passées et actuelles. Le premier musée européen de paléosismicité et d’archéosismicité autour de la faille de Tyrnavos en Thessalie (Grèce) démontre sur le terrain comment les apports d’une recherche pluridisciplinaire permettent de mieux comprendre notre environnement et contribuent ainsi à réduire sa vulnérabilité. - Les effets des séismes sur le bâti ancien monumental (temple de Ségeste en Sicile, églises de Cerdagne dans les Pyrénnées, églises et châteaux en Belgique) ou vernaculaire (Hautes-Pyrénnées, Manosque en Provence) ont été décrits, puis évalués, parfois simulés par une modélisation dans le but de mieux comprendre le comportement sismique de ce bâti et d’estimer le mouvement sismique de l’événement historique à l’origine des désordres laissés sur les constructions. - La méthodologie appliquée à la lecture archéologique du bâti pour comprendre, à partir des désordres identifiés et répertoriés, l’impact du séisme et la réponse des communautés du passé. Si la mémoire collective ne semble pas conserver, du moins dans les exemples présentés en Guadeloupe et en Alsace, les traces d’une culture sismique locale identifiée en tant que telle, des techniques constructives traditionnelles présentent cependant des dispositifs architecturaux et des caractéristiques structurelles sismo-résistants. Cette méthode élaborée apporte des éléments aux réflexions actuelles faites sur le diagnostic de vulnérabilité du bâti et le renforcement qu’il y a lieu de réaliser sur le patrimoine architectural et l’aménagement urbain en zone sismique.
L’ensemble des exposés a montré : - la difficulté d’établir un diagnostic fiable ; - l’importance de l’apport des sources historiques et archéologiques ; - la nécessité d’une approche globale de réduction de la vulnérabilité intégrant non seulement celle du bâti, mais aussi celle de l’environnement naturel et celle de la société.
Une table ronde présidée par Monsieur Jacques Faye a centré le débat sur la politique de prévention. Pour le Ministère, les actions qui privilégient la réduction de la vulnérabilité sont en premier lieu, l’information, l’éducation et la formation des différents acteurs, notamment des professionnels (écoles d’architecture, écoles d’ingénieurs, architectes, maîtres d’ouvrages, entrepreneurs) ; en second lieu, les incitations financières pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) ; enfin, le contrôle par un diagnostic des établissements publics.
Le Groupe APS par son action menée en collaboration avec l’Ecole d’architecture et de paysage de Bordeaux pour la formation d’étudiants et de professionnels du bâtiment dans le cadre du Master européen « Patrimoine bâti et risques naturels majeurs » (2002-2004), répond pour partie à cette demande de politique de prévention. D’autres actions d’information et de communication ont été menées avec FR3 Midi-Pyrénnées et France 5 dans le cadre de l’émission « Bonjour l’ancêtre : Les dessous de la terre » sous le titre de « La pierre mémoire de séisme ». Il nous faut envisager d’autres actions, comme par exemple, le projet d’une monographie sur l’impact d’un séisme destructeur au 18° siècle sur la ville de Manosque en Provence et son implication dans la politique de prévention actuelle. Bien d’autres actions peuvent être réalisées grâce à la contribution de tous ceux croyant à l’efficacité de cette approche pluridisciplinaire pour la réduction du risque sismique. Vos propositions seront les bienvenues.
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